Chemin faisant n°2 – Décembre 2020


Chemin faisant / jeudi, décembre 31st, 2020

Chemin faisant
Chaque mois, chemin faisant
vous propose une réflexion
sur la vie, sur notre vie

Du Devenir

Au delà la pandémie, c’est notre devenir qui est en question. Devenir de mous même, de notre famille, des micro sociétés auxquelles nous sommes liées de façon variée, de notre pays, du monde, du cosmos.
Devenir… être dans un processus qui aboutit à un changement d’état.
Avenir, advenir, venir.
Deviens ce que tu es. Mais de quoi s’agit-il? De ce que je suis actuellement?De ce que mon chemin produit?Du potentiel qui s’incarne ou non ?Cela implique en permanence la question: Qui suis-je? Selon moi, nous sommes une source, un potentiel que nous n’incarnons que partiellement. Et notre chemin faisant produit ce que nous sommes de façon variable mais toujours en mettant en œuvre cette source, ce potentiel. Y compris parfois en le trahissant.

Nous choisissons plus ou moins consciemment ce que nous sommes présentement. C’est pourquoi, le défi n’est pas d’abord ce qui arrive, ce qui va arriver, mais nous comme maitre d’oeuvre. Que voulons-nous? Que pouvons-nous? Etre de plus en plus conscient, lucide, courageux, laborieux, tenace, est l’esprit pour le chemin faisant auquel nous sommes invités.
Si la prospective peut éclairer notre devenir, il dépend d’abord de nous qui lui conférons orientation et sens. Chemin faisant, mon regard évolue. Sans doute à la fois, il perd de l’acuité et en gagne.

Je réalise mieux les non possibles (ex faire le tour du monde… bien que…) soit par manque de ressources soit par manque de volonté. Il reste un vaste champ de possibles et aussi de nouveaux possibles.
La santé en tout est essentiel.Ainsi que l’enfance comme regard curieux
émerveillé et audacieux.
Il m’arrive bien sûr de penser avoir l’énergie de ma vie dite adulte et la sagesse acquise avec le temps. L’alliance des deux serait merveilleuse. Mais la vie est un chemin sans retour. Nous ne cessons de tracer un chemin dont les traces sont éphémères.

Chaque instant est unique et pétri par notre marche.
Ne se comparer à personne pour devenir ce que l’on est. Là reside notre identité en création.
L’amour de l’autre est ce qu’il devient et qui nous émerveille; Et réciproquement.
Aucune révolution n’est sans une transformation de la personne. Toute révolution centrée uniquement sur le macro, est une mise en scène en quête d’un chemin, d’un projet.

Michel Bernard. Décembre 2020

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