Lettre de mon village – Juin 2021


Cabris / jeudi, juin 3rd, 2021

Cher ami,

Lentement, nous sortons de cette pandémie. Je suis très heureux de me rendre en juin une semaine à Paris et de nous retrouver.

De l’actualité, je retiens surtout :

1- Les réactions diverses à cette sortie de la pandémie.

2- En France, les élections en juin. Je suis perplexe et inquiet en lisant les programmes reçus. Les inévitables thèmes de la sécurité, de la santé et de l’écologie. Mais le reste ?

Pour le reste, cela me semble fade, brouillé et manquant de souffle.

L’actualité, c’est aussi l‘irruption croissante de la Chine sur le plan international.

Par ailleurs, j’ai l’occasion de voir la série THE CROWN. Des parcours, un contexte, une royauté et les interférences vie privée/vie publique. Un clivage pour ne plus de mur entre ceux qui ont le pouvoir, ceux qui les ou/et (se) ? protègent et le peuple et les citoyens. Il y a de quoi réfléchir sur la vie, sur cette scène théâtrale qui oscille entre le comique et le tragique.

Le cosmique, le terrestre et la nature, jeux et enjeux des parcours humains… tout cela au cœur de notre si bref chemin faisant.

Dans tout cela, la question du sens, de la vie et celle de l’amour.

Celle du sens est souvent négligée, voire oubliée. Parfois, elle surgit sur le tard. Mais il n’est jamais trop tard pour se questionner et répondre.

La question de l’amour ne cesse d’être présente et reste pour moi pleine de mystère. Mot abimé, mot galvaudé, mot usé, mot à usages si multiples, mais mot toujours porteur d’aspiration, d’idéalité, de beauté de sens, de mystère, d’aspiration profonde.

Et si le sens ultime était l’amour ? Mais cela exige un long travail sur soi. Car l’amour ne cesse de nous surprendre. Il est en tout, du physique du sexuel au spirituel.

Qu’est-ce la vérité sans amour ?

Soucieux de plus en plus à préciser de quoi nous parlons et donc des mots,
attentif à soi pour l’être à l’autre,
toujours se souvenir d’où nous venons,
lucide que notre œuvre est produite par nos actes, 
notre imagination créatrice nous invite à la création. 

Dans toutes relations, il y a l’amour, mais veiller à celle(s) qui vont le plus loin dans le chemin de l’amour pour mieux vivre avec amour.

Amour, ce mystère. Comme l’humain.

La vie est décomposée en enfance, adolescence, vie dite active et retraite (temps de la vieillesse)

En ce qui me concerne, je vis le temps présent avec une autre conception.

L’esprit d’enfance est plus que jamais là, l’adolescence, comme temps d’interrogation sur soi et le monde, est aussi présente. Je souris de la période dite active et des erreurs commises dont la conscience vient avec le temps. Dans un lieu unique, beau, avec une santé en tout que j’entretiens, je suis plus que jamais étudiant et engagé dans des actes choisis. Des projets, j’en ai pour un temps long lucide que je quitterai cette terre dans l’inachèvement.

Dois-je te le confier, ami ? Jamais l’amour n’a été aussi intense dans et pour ma vie qui devient existence. Il est don de soi, accueil de l’autre, partage d’éternité, de tendresse, d’humour, d’espièglerie(mot trop oublié), de rire, de réjouissance.

Je dis : «J’ai tous les âges de la vie». Condition peut- être pour être sain en tout. Sans le T quel merveilleux cadeau pour exister!

Cela me conduit à un symbole. Planter ce jour un arbre que je te laisse deviner.

 À très bientôt.                        Michel. 04/06/2021

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